Eva Joly remet en cause la position de Nicolas Sarkozy sur le travail
Lors de son premier grand meeting de campagne samedi à Roubaix, la candidate écologique Eva Joly a attaqué Nicolas Sarkozy, remettant en cause son positionnement sur le domaine du travail. «Le travail? Qu’a-t-il fait pour le travail? Il y a aujourd’hui quatre millions de chômeurs [...] Le référendum qu’il préconise en réalité n’a d’autre objet que de faire dire à la classe moyenne: “Les chômeurs sont des feignants”.» Selon Eva Joly, Ncolas Sarkozy ne s’investit pas assez pour garantir un plein emploi et pour consolider les emplois existants, toutes classes professionnelles confondues. La candidate a également évoqué la mise en examen de l’ancien ministre du Budget, Eric Woerth dans l’affaire Bettencourt et le projet du chef de l’Etat de supprimer les juges d’instruction. « Présidentielle : Eva Joly remet en cause la position de Nicolas Sarkozy sur le travail » par Déborah Larue
A propos d’Eva Joly
Eva Joly, née Gro Eva Farseth le 5 décembre 1943 à Oslo en Norvège, magistrate française, de nationalité franco-norvégienne, devenue femme politique en France. Elle se fait connaître dans les années 1990 en instruisant des dossiers politico-financiers médiatisés tels que les affaires concernant Bernard Tapie et l’entreprise Elf. En 2009, elle est élue députée européenne dans la circonscription Île-de-France, sur la liste Europe Écologie. Elle est candidate officielle d’Europe Écologie Les Verts à l’élection présidentielle de 2012. Elle vient en France 1967, épouse Pascal Joly, fils aîné de la famille où elle travaillait au pair. Elle obtient une licence en droit et un DEA de sciences politiques. En 1981 elle entre à l’École nationale de la magistrature et confesse. A 38 ans, elle est nommée substitut du procureur de la République à Orléans, puis juge d’instruction au pôle financier au Palais de justice de Paris. Elle instruit l’affaire Tapie, puis Bidermann, Elf-Gabon avec Laurence Vichnievsky. Après l’affaire Elf, elle s’éloigne de la France, se met en 2002 en disponibilité de la magistrature, devient conseillère du gouvernement norvégien. En octobre 2008, elle rejoint le rassemblement Europe Écologie et est élue députée européenne en 2009.












