Génération Y : un concentré de dynamisme et d’innovation
La Génération Y – jeunes actifs de 18 à 30 ans -, première victime de la crise, ferait peur aux entreprises. En cause, souvent des stéréotypes : manque d’expérience, exigence salariale, arrogance, études parfois trop théoriques… En revanche, elle est un concentré de dynamisme et de polyvalence, ces nouveaux salariés jonglent avec les nouvelles technologies et les pratiques des ainés. La génération Y fait le bonheur des patrons qui les recrutent malgré les idées reçues.
Selon Étienne Mercier, directeur adjoint du département opinion Ipsos Public Affairs, «Les chefs d’entreprise n’ont finalement pas de réels problèmes avec cette génération de collaborateurs. Ils en ont une image positive, puisqu’ils estiment qu’ils ne sont ni plus ni moins ambitieux (38%) ou individualistes (38%) que leurs aînés». Ce point de vue est partagé par François de Wazières, directeur international du recrutement chez L’Oréal : «Toutes les générations possèdent leur lot de défis mais celle-ci est la plus ‘challengeante’ car elle remet en question toutes nos méthodes de management et nous force à revoir nos modèles ».
La scission se fait en réalité entre jeune génération et salariés plus âgés. Ces derniers se sentent menacés par la génération Y plus diplômée et plus disponible pour s’investir au sein de l’entreprise. Pourtant les deux générations ont des préoccupations communes : la rémunération (71% des moins de 30 ans et 69% des plus de 30 ans) et l’ambiance de travail (51% des moins de 30 ans et 42% des plus âgés).
« La Génération Y dans l’entreprise » par Déborah Larue












